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Article éthique, presse et animaux
ETHIQUE ET MEDIAS ou comment appréhender la souffrance des bêtes.
Est-il possible d’informer valablement de ce qui se passe sur la planète en niant ce que subissent des animaux : leur souffrance ne vaut-elle pas autant que celle des êtres humains ?
Dimanche 22 novembre 2009 Le Populaire titre : « LIMOGES, Incendie à la fac de médecine. »
« ….Aucune victime, mais le préjudice scientifique est énorme. »
« … nous sommes sortis. Personne n’a été touché. »
« En revanche, les animaux de laboratoire n’ont pas survécu à l’incendie. »… Patrice Herreyre.
Sources http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/limoges/incendie_a_la_fac_de_medecine@CARGNjFdJSsHHh0MARk-.html
http://www.lepopulaire.fr/editions_locales/limoges/incendie_a_la_fac_de_medecine@CARGNjFdJSsHHh0DCxU-.html
Nous lisons dans un autre article,
« Des milliers de souris-dont des animaux transgéniques qui représentent des années de recherche- ont péri dans les flammes. », source http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/limousin/Limoges:-lourd-pr%C3%A9judice-%C3%A0-la-fac-de-m%C3%A9decine-59092703.html
Comment peut-on affirmer « Aucune victime » alors que des milliers de souris sont mortes ?
Comment peut-on négliger à ce point l’horreur vécue par les bêtes qui ont péri dans l’incendie ?
Nous avons eu confirmation de ce type de paroles choquantes lors d’une conférence intitulée « Ethique et journalisme ». Oïkos Kaï Bios a réagi à une réflexion niant aussi la cruauté subie par les animaux.
Notre courrier : Monsieur Daniel CORNU
Médiateur, Enseignant,
Président du Comité d’Ethique et de déontologie à l’Université de Genève.
Le 4 décembre, nous avons reçu la réponse de Monsieur Daniel CORNU :
Madame,
J'ai bien reçu votre message. Je ne me souviens plus si je me suis exprimé dans les termes que vous relevez de mémoire. Il s'agissait d'une partie improvisée de mon exposé ou d'une réponse à une question sur mon rôle de médiateur de presse. Je prenais, en effet, comme exemple d'intervention, le cas le plus récent qui m'ait été soumis. Selon mon souvenir, il me semble avoir dit plutôt: "Ne parlons que des enfants" ou, plus vraisemblablement, "Pour ne parler que des enfants".
La raison de cette exclusion des animaux également victimes, que vous déplorez, est en effet étroitement liée au contenu de l'interpellation que j'ai reçue. Celle-ci ne concernait que les responsabilités respectives de la mère et de son compagnon envers les enfants. C'est dans ce sens que je l'ai traitée sur La page du médiateur (www.mediateur.edipresse.ch), dans un billet du 3 novembre. Il n'y a donc pas dans ma position de discrimination envers les animaux, mais simplement l'intention de répondre à une question précise.
Le lien entre la maltraitance des animaux pendant l'enfance et des comportements sadiques envers les hommes à l'âge adulte semble être donc établi, selon Richard Ryder. Il n'est cependant pas attesté par le cas que j'ai évoqué, puisque l'on ne sait rien du comportement de la mère et de son compagnon envers les animaux pendant leur enfance.
Enfin, puisque vous vous adressez à moi également en ma qualité de président du Comité d'éthique et de déontologie de l'Université de Genève, je peux vous rassurer. Nous sommes en train de préparer un projet de Charte d'éthique et de déontologie à l'intention des autorités universitaires. Ce projet rappelle explicitement le respect des règles d'éthique spécifiques concernant les recherches fondées sur des expériences impliquant des êtres vivants.
Je vous prie de recevoir, Madame, mes salutations les meilleures
Daniel Cornu, médiateur Edipresse Suisse


